Au secours des ouvriers victimes du "crash"
En 1929, Wall Street, la célèbre bourse de New York, dégringole. C’est le terrible « krach ». Des millions de travailleurs sont laissés sur le carreau à travers le monde. En Suisse, la population souffre, les ouvriers licenciés se retrouvent sans ressources. Le Parti socialiste (PS) et l’Union syndicale suisse (USS) fondent alors l’OSEO (Œuvre Suisse d’Entraide Ouvrière) pour venir en aide aux travailleurs et à leur famille.
Les enfants, grandes victimes de la Guerre d'Espagne
Cette même année débute un conflit fratricide qui va causer plus d’un million de morts. La guerre civile espagnole, prélude à la 2ème guerre mondiale, voit s’affronter le « Frente Popular » fraichement élu et les militaires dirigés par le « Caudillo » Francisco Franco. L’OSEO s’engage directement dans cette sale guerre en apportant de l’aide alimentaire aux familles et en particulier aux enfants, premières victimes du conflit.
Prise en charge de milliers de réfugiés
L’OSEO va vite devoir élargir son offre. Avec la 2ème guerre mondiale, notre organisation déploie son aide dans des camps de réfugiés un peu partout en Europe. Chaque jour et au cœur du conflit, ce sont des milliers de repas qui sont distribués à ces réfugiés qui n’ont plus rien. En Suisse, 2000 victimes de cette guerre atroce sont accueillis, mis en sécurité et pris en charge.
L’OSEO participe à la reconstruction
Après la guerre, l’OSEO participe à la reconstruction de la Suisse et de l’Europe. Elle ouvre par exemple des foyers pour les enfants tout en offrant un accompagnement social ou de l’aide d’urgence. C’est aussi de cette époque que date les premiers camps de vacances pour les jeunes.
Le spectre d’action s’élargit à l’international
L’organisation s’agrandit et se diversifie. Une section internationale est créé, la Fondation internationale ouvrière, qui lance des projets de coopération au développement au Nicaragua, en Israël, en Palestine entre autres. Par la suite, l’OSEO se spécialise dans l’aide humanitaire et l’accueil aux réfugiés fuyant des conflits ou des dictatures. En Algérie, Hongrie, Tchéquie et au Maroc dans les années 50; au Sénégal en 1967; lors du conflit indo-pakistanais, au Chili et en Argentine dans les années 70 notamment. En Suisse, la population la plus démunie n’est pas oubliée et des actions durables sont menée contre la pauvreté, comme par exemple la création de foyers.
L’arrivée des demandeurs d’asile et du chômage
Les années 80 et son lot de conflits (Turquie, Iran-Irak, Liban, Sri Lanka, Soudan, …) requiert encore un plus grand effort dans le domaine de l’accueil des personnes qui demandent l’asile. Réorientation dès le début des années 90 avec l’escalade du chômage en Suisse. L’OSEO se spécialise dans l’insertion et le monde du travail en mettant notamment sur pied des programmes de retour à l’emploi. Une attention particulière est par ailleurs portée pour donner les moyens aux personnes avec peu ou sans ressources d’intégrer le marché du travail. a
La famille OSEO s’agrandit avec Genève
Notre directeur actuel, Christian Lopez Quirland, a été co-mandaté par l’OSEO Suisse pour réaliser une étude de marché sur la faisabilité de l’implantation de la première antenne genevoise de l’OSEO. L’OSEO Genève sera finalement créée en 2002. Elle réalise alors des projets d’insertion professionnelle destinés à des demandeurs d’emploi de toutes les origines. Aujourd’hui, notre organisation à but non-lucratif est l’un des acteurs incontournables du canton en matière de « travail et intégration » avec 2000 participants par année et une septantaine de collaborateurs.


